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Sur 100 euros encaissés, combien restent vraiment ?

Les 21,2 % de cotisations sociales ne sont que la première ligne de la facture. En réparation, il faut y ajouter la formation professionnelle, la cotisation foncière des entreprises et, si vous avez pris cette option, le versement libératoire de l’impôt. Réglez vos curseurs, le taux réel apparaît.

Votre situation

Chiffre d’affaires encaissé par mois3500
Cotisation foncière des entreprises, par an250 € / an
Votre inscription
La réparation d’appareils électroniques est une activité artisanale, et la contribution à la formation professionnelle y est de 0,3 % du chiffre d’affaires, contre 0,1 % pour une activité purement commerciale comme la revente d’accessoires.
Début d’activité
L’exonération de début d’activité réduit de moitié les cotisations sociales sur les premiers trimestres civils. Elle ne touche ni la formation professionnelle, ni l’impôt, ni la cotisation foncière.
Impôt sur le revenu
Sans cette option, votre impôt est calculé plus tard sur votre déclaration de revenus : il n’apparaît donc pas dans le total ci-contre, et il faut le provisionner à part.

Ce qui part, ce qui reste

Taux réel de prélèvement22,1 %
Prélevé sur douze mois9 280 €
Chiffre d’affaires encaissébase de tous les calculs3 500,00 €
Cotisations sociales21,2 % du chiffre d’affaires742,00 €
Contribution à la formation professionnelle0,3 % du chiffre d’affaires10,50 €
Cotisation foncière des entreprisesmontant annuel ramené au mois20,83 €
Il vous reste, avant vos propres charges2 726,67 €
Revenu disponible par mois2 727 €
Pour vous 77,9 %Prélevé 22,1 %

Ce montant est ce qui reste avant vos charges professionnelles : pièces, outillage, loyer de l’atelier, téléphone, assurance responsabilité civile professionnelle, mutuelle. Le régime micro suppose aussi de rester sous un plafond annuel de chiffre d’affaires, réévalué régulièrement : vérifiez sa valeur en vigueur avant de bâtir un objectif dessus.

La méthode, sans boîte noire

Quatre opérations, dans cet ordre. Vous pouvez les refaire à la main sur un coin de bon de dépôt.

01

Les cotisations sociales, sur l’encaissé

Le régime micro-social applique un pourcentage unique au chiffre d’affaires effectivement encaissé, sans déduire vos achats de pièces. Pour une prestation de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux, ce qui est le cas d’une réparation, le taux est de 21,2 %. Avec l’exonération de début d’activité, il tombe à 10,6 %.

cotisations = chiffre d’affaires encaissé x 21,2 %
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La formation professionnelle, sur la même base

C’est une contribution distincte, prélevée en même temps que les cotisations, et c’est elle qui vous ouvre un droit à financement de formation. Son taux dépend de votre inscription : 0,3 % pour un artisan, 0,1 % pour un commerçant.

formation = chiffre d’affaires encaissé x 0,3 %
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La cotisation foncière, un montant fixe

Elle ne dépend pas de votre activité du mois mais de votre commune et de votre local. Un réparateur en boutique la paie sur la valeur locative de son local, un réparateur qui travaille de chez lui ou en déplacement relève en général de la base minimum fixée par la commune. Comme ce montant ne peut pas se deviner, le calculateur le divise simplement par douze pour le comparer au reste.

part mensuelle = montant de votre avis / 12
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Le taux réel, celui qui compte pour vos prix

On additionne tout, on divise par le chiffre d’affaires, et on obtient le taux effectif. C’est ce chiffre, et pas 21,2 %, qu’il faut garder en tête au moment de fixer le prix d’un écran ou d’une batterie, parce que la cotisation foncière pèse proportionnellement beaucoup plus lourd sur un petit chiffre d’affaires que sur un gros.

taux réel = (cotisations + formation + impôt + part de CFE) / chiffre d’affaires

Les taux utilisés, et d’où ils viennent

Aucun de ces chiffres n’est une estimation maison. Chacun est un taux public, que vous pouvez recouper vous-même.

PrélèvementAssietteTauxSource
Cotisations sociales, prestations de services artisanales et commercialesChiffre d’affaires encaissé21,2 %URSSAF
Les mêmes cotisations pendant l’exonération de début d’activité (ACRE)Chiffre d’affaires encaissé10,6 %URSSAF
Contribution à la formation professionnelle, artisan inscrit au répertoire des métiersChiffre d’affaires encaissé0,3 %URSSAF
Contribution à la formation professionnelle, commerçantChiffre d’affaires encaissé0,1 %URSSAF
Versement libératoire de l’impôt sur le revenu, sur optionChiffre d’affaires encaissé1,7 %impots.gouv.fr
Cotisation foncière des entreprises (CFE)Base minimum fixée par votre commune, ou valeur locative du localMontant fixe annuelimpots.gouv.fr
Ce que nous ne garantissons pas

Les taux ci-dessus sont ceux des prestations de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux, la catégorie dont relève la réparation d’appareils. Le taux de 21,2 % est celui appliqué à cette activité depuis l’automne 2022, mais les taux du régime micro-social sont révisés par voie réglementaire, et ceux des activités libérales ont été relevés par étapes ces dernières années. Si vous lisez cette page longtemps après sa mise en ligne, recoupez la valeur sur le portail de l’URSSAF.

Nous n’affichons volontairement ni plafond de chiffre d’affaires ni seuil de franchise de taxe sur la valeur ajoutée chiffré : ces montants sont réévalués périodiquement et le projet de seuil unique de franchise a connu plusieurs reports. Donner ici un nombre que nous ne pouvons pas garantir serait plus nuisible qu’utile. Pour une décision qui engage votre trésorerie, la valeur en vigueur se lit sur les sites officiels ci-dessus.

Les questions qui reviennent

Celles que se posent les réparateurs qui viennent de déclarer leur activité.

Pourquoi mon taux réel dépasse-t-il les 21,2 % annoncés ?

Parce que 21,2 % ne couvre que les cotisations sociales. À côté, il y a la contribution à la formation professionnelle, prélevée sur le même chiffre d’affaires, la cotisation foncière des entreprises, qui est un montant fixe et non un pourcentage, et le versement libératoire de l’impôt si vous avez pris cette option. Additionnés, ces prélèvements donnent un taux effectif plus élevé, et c’est celui que ce calculateur affiche.

Les cotisations portent sur ce que j’ai facturé ou sur ce que j’ai encaissé ?

Sur ce que vous avez encaissé pendant la période déclarée. Une réparation facturée en fin de mois mais payée le mois suivant se déclare sur le mois du paiement. C’est un point qui compte pour un réparateur qui travaille aussi avec des professionnels, boutiques ou assureurs, dont les règlements arrivent souvent avec plusieurs semaines de retard.

La cotisation foncière des entreprises, je la paie dès le début ?

Non, l’année de création de l’entreprise en est exonérée, et il existe également une exonération pour les très petits chiffres d’affaires. Ensuite, le montant dépend de votre commune, qui fixe la base minimum, donc deux réparateurs installés à trente kilomètres l’un de l’autre ne paient pas la même chose. C’est pour cette raison que le curseur vous demande le montant plutôt que de l’inventer : reportez celui de votre avis sur impots.gouv.fr, et laissez le curseur à zéro tant que vous êtes exonéré.

Le versement libératoire de l’impôt, est-ce intéressant pour un réparateur ?

Cela dépend de votre foyer, pas de votre métier. Le versement libératoire remplace l’impôt sur le revenu par un prélèvement fixe sur le chiffre d’affaires, réglé en même temps que les cotisations. Il est simple et prévisible, mais vous le payez même une année où votre foyer n’aurait pas été imposable. L’option se demande dans les délais prévus et elle est soumise à une condition de revenu du foyer : c’est un calcul à faire avec un comptable, pas un réglage à cocher au hasard.

Un mois sans chiffre d’affaires, dois-je quand même déclarer ?

Oui. En micro-entreprise il n’y a pas de cotisation minimum, donc zéro encaissement veut dire zéro cotisation sociale, mais la déclaration reste obligatoire, même à zéro. L’oublier expose à une pénalité, et plusieurs déclarations manquantes de suite peuvent entraîner une taxation d’office.

Ce calcul remplace-t-il un comptable ?

Non, et ce n’est pas son but. Il sert à savoir, avant de fixer vos prix, quelle part de chaque euro encaissé ne vous appartient pas. Pour votre situation exacte, la protection sociale, les seuils de TVA, le choix du régime fiscal ou le passage en société, la bonne interlocutrice reste une personne qui a votre dossier sous les yeux.

Enchaîner avec le bon outil

Vous connaissez votre taux réel. Reste à le faire entrer dans vos prix et dans votre volume de travail.

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